Vous êtes ici : Revue de Presse Mediscoop du mardi 22 février 2005

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« Bientôt un bilan de santé à partir de la salive »
Le Figaro
Le Figaro aborde la 171 ème réunion de l'Association américaine pour l'avancement de la science (AAAS) à Washington, une « grand-messe annuelle rassemblant des centaines de chercheurs de toutes les disciplines ».
Le quotidien retient que « plusieurs équipes ont présenté les perspectives pour la santé ouvertes par de nouveaux tests rapides qui permettraient de détecter la consommation de drogue, les caries avant leur formation, voire certains cancers à partir d'une simple goutte de salive ».
Le Figaro explique ainsi qu’« une équipe de chercheurs américains menée par Daniel Malamud, de l'université de Pennsylvanie, s'efforce de mettre au point un dispositif simplifié [de test sur la salive] prenant la forme d'un kit, guère plus grand qu'une carte de crédit, et permettant de donner des résultats en moins d'une heure. Plus pratique qu'un prélèvement urinaire ou sanguin, parfois même plus complet, ce nouveau type de prélèvement n'est pas dénué d'avantages. Car «il est aujourd'hui généralement aussi précis que les tests urinaires destinés à détecter la consommation de drogue, d'autant que ces derniers sont parfois biaisés par les consommateurs, qui savent les contourner avec des produits de substitution», souligne Edward J. Cone, de ConeChem Research ».
Le quotidien rappelle en effet que « ces fluides buccaux contiennent des ions, des bactéries, des virus, des hormones, des anticorps ou encore de l'ADN ».
Le Figaro précise que « les applications d'une telle méthode sont multiples. Loin d'être cantonnés à la détection de drogue, les prélèvements de salive peuvent être d'un grand secours en médecine. Ils sont par exemple à même de donner des indications sur la probabilité qu'un enfant développe à l'avenir des caries, en précisant combien celui-ci risque d'en développer et quelles sont les dents les plus vulnérables. […] La salive pourrait même servir de marqueur pour diagnostiquer le cancer de la bouche. […] Enfin, cette méthode est de nature à détecter le virus HIV et le Bacillus cereus, une bactérie assez proche du bacille du charbon, responsable de l'anthrax », remarque le journal.

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« Varicelle : le dilemme vaccinal »
Le Quotidien du Médecin
Le Quotidien du Médecin s’interroge : « Faut-il vacciner systématiquement les nourrissons contre la varicelle, au risque d'augmenter les complications chez l'adulte, les cas de contamination congénitale et néonatale et l'incidence du zona ? »
La revue fait savoir que « des chercheurs de l'Institut de veille sanitaire présentent les données du problème dans le «Bulletin épidémiologique hebdomadaire» publié aujourd'hui ».
Le Quotidien du Médecin note ainsi que le BEH « propose une réflexion sur la difficulté de la décision vaccinale, en s'appuyant notamment sur une description de l'évolution épidémiologique de la maladie pendant 15 ans. Celle-ci indique que, malgré un risque très faible de complications sévères, la très grande fréquence de la maladie (plus de 700 000 cas par an, en moyenne) conduit, chaque année, à plus de 1 000 hospitalisations pour des complications sévères et à une vingtaine de décès », note le Quotidien.
La revue note que « la question se pose avec d'autant plus d'acuité qu'un vaccin associant quatre valences, varicelle, rougeole, rubéole et oreillons, devrait bientôt disposer d'une autorisation de mise sur le marché en France. Plusieurs pays, parmi lesquels les États-Unis, ont déjà introduit cette vaccination dans leur calendrier vaccinal ».
Le Quotidien du Médecin explique que « l'expérience américaine apporte des arguments en faveur de la vaccination des nourrissons. Intégrée dans le calendrier vaccinal en 1995, avec un rattrapage à l'adolescence, elle a permis une réduction d'environ 80 % des hospitalisations et des décès liés à la maladie. De plus, cette expérience permet de conclure à un bon profil de tolérance de la vaccination ».
La revue ajoute que « doivent être considérées les conséquences négatives associées à la diminution de la circulation du virus. «Leur nature et leur intensité dépendront essentiellement de la couverture vaccinale atteinte, mais aussi de l'efficacité du vaccin et de la durée de protection induite», note Daniel Lévy-Bruhl (Invs) ».
Le Quotidien du Médecin note de plus qu’« une couverture vaccinale élevée n'est pas sans risque. […] Les bénéfices et les risques doivent donc être évalués soigneusement ».

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« Les fils de Freud et Lacan renouent avec le psychodrame »
Libération
Eric Favereau revient dans Libération sur le « psychodrame » qui secoue actuellement le « milieu psy ». Le journaliste aborde ainsi ce rapport de l’Inserm sur les thérapies cognitives, « c'est-à-dire à base de rééducation par des méthodes comportementalistes, [qui] se révéleraient les plus efficaces pour soigner les troubles de l'âme ».
Eric Favereau note que ce rapport a provoqué la « fureur du monde analytique comme d'une bonne partie du milieu universitaire, pour lesquels ce travail est d'une grande pauvreté méthodologique, tant il repose essentiellement sur des critères de classification des troubles mentaux à l'américaine ».
Eric Favereau note que le rapport a été retiré du site du ministère de la Santé par Philippe Douste-Blazy, constate que « l'Inserm et la Direction générale de la santé (qui a commandé ledit rapport) prennent très mal la décision du ministre », puis remarque que « les associations de psychothérapeutes montent au créneau ».
Le journaliste constate donc que « non seulement les fils de Freud et de Lacan se redéchirent entre eux, mais l'affrontement entre la psychanalyse historique et les psychothérapies à l'américaine a pris une nouvelle dimension ».

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La Commission européenne « peu favorable à l'idée d'une taxe sur le transport aérien pour financer la lutte contre le sida en Afrique »
Libération
Libération publie un entretien avec Jacques Barrot, commissaire européen aux Transports, au sujet de la « la proposition de Jacques Chirac de taxer le kérosène utilisé par les avions afin de financer la lutte contre le sida en Afrique ».
Libération remarque que « cette idée n'est soutenue que par quelques pays », note que « la plupart des grands argentiers ont fait connaître leurs réticences », puis constate que « Jacques Barrot s'est dit «très réservé». […] Au nom de la compétitivité [des compagnies aérienne], il oppose une fin de non-recevoir polie à Chirac et à Schröder, en suggérant un recours à une taxation sur les transactions financières ou les ventes d'armes qui n'ont, elles, aucune chance de voir le jour », indique Libération.
Jacques Barrot déclare notamment : « Je ne veux pas qu'on se lance dans un exercice improvisé dans un domaine très concurrentiel sans s'interroger sur les conséquences possibles ».

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« Le pied des Français grandit mais se fragilise »
La Croix
La Croix rend compte des premières assises de l’Union française pour la santé du pied et la podologie, qui se sont déroulées à Paris.
Le journal note qu’« en 40 ans, les pieds des Français ont grandi de 3 cm en longueur et 1 cm en largeur ! La pointure moyenne des femmes est passée du 37 au 40, et du 41 au 43 pour les hommes ».
La Croix indique que l’explication de ces augmentations viendrait d’une « alimentation plus riche » et d’une « activité physique moindre liée à une tertiarisation de la société ».
Le quotidien aborde en outre « le port permanent de chaussures de sport, [qui] induit un risque de macération excessive, avec son cortège de mycoses et de verrues, du fait de l’emploi de matières synthétiques plutôt que du cuir, ainsi que l’augmentation du nombre d’entorses chez les adolescents qui n’attachent plus leurs lacets ». La Croix note aussi qu’« avec l’extension du surpoids et de l’obésité, […] les 32 articulations sont soumises à rude épreuve ».
La Croix rappelle que « le pied est un organe fragile qu’il convient de surveiller », rappelant qu’« en France, on ampute 15 000 orteils, pieds ou jambes par an ».

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« Novartis devient le leader mondial des médicaments génériques »
Le Monde, Libération, Le Figaro économie, La Tribune, Les Echos
C’est ce que constate Le Monde, qui indique que « le laboratoire pharmaceutique suisse a finalisé la prise de contrôle à 100 % d'Hexal, numéro deux en Allemagne sur le marché du médicament générique » et « a également racheté les 67,7 % qu'Hexal détenait dans Eon Labs, un fabricant de médicaments génériques situé aux Etats-Unis », pour la somme de 5,65 milliards d'euros.
Le Monde retient que « cette opération de croissance externe […] fait de Sandoz, filiale générique du groupe Novartis, le numéro un mondial du secteur devant l'israélien Teva ».
Les Echos notent quant à eux sur leur Une que « Novartis fait la course en tête », et « vide sa tirelire pour devenir numéro un mondial des génériques ». Le quotidien note que le laboratoire entend « se renforcer sur un marché en forte croissance mais très concurrentiel ».
Les Echos remarquent par ailleurs que c’est « une stratégie à contre-courant des autres grands laboratoires », constatant que « Novartis et Sanofi-Aventis sont les seuls […] à investir dans les génériques. Les autres préfèrent se focaliser sur les produits protégés par des brevets, aux marges beaucoup plus élevées ».
La Tribune indique qu’« à terme, Novartis vise 10 % de ce marché promis à une forte croissance d’ici à 2010 ».
Le Figaro économie parle pour sa part de « contre-attaque des laboratoires traditionnels » dans ce marché de la « copie ».

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« Les médicaments encore imparfaitement testés »
La Croix
Pierre Bienvault se penche à son tour dans le cahier « sciences et éthique » de La Croix sur ce « véritable coup de tonnerre dans le monde de l’industrie pharmaceutique » causé par le retrait de l’anti-inflammatoire Vioxx ®.
Le journaliste note que ce retrait « amène à se poser la question : les médicaments sont-ils mal évalués avant leur mise sur le marché ? ».
Pierre Bienvault rappelle ainsi que « le Vioxx ® n’est pas le seul médicament à avoir récemment défrayé la chronique ». Le quotidien remarque que « pour bon nombre de spécialistes, le principal problème est lié à la manière dont sont menés les essais cliniques avant l’autorisation de mise sur le marché », puis note que « ce qui pose surtout problème, c’est le nombre et le profil des patients inclus dans les essais cliniques. Selon la pathologie concernée, ces essais peuvent être menés sur quelques centaines ou, au plus, quelques milliers de personnes. Or, une fois sur le marché, le médicament pourra très bien être prescrit à plusieurs millions de patients dans le monde », explique le journaliste.
Pierre Bienvault poursuit : « Dans un essai, le laboratoire va aussi avoir tendance à n’inclure que des patients avec un profil homogène et standardisé pour avoir les meilleurs résultats possibles : pas trop vieux, ni trop jeunes, ne souffrant pas d’autres maladies et respectant bien les doses prescrites. Bref, des patients au profil «idéal». […] Mais en même temps, tout le monde reconnaît qu’il est impossible pour un laboratoire de mener pendant 5 ou 10 années supplémentaires un essai sur 3 millions de patients », note le journaliste.
Pierre Bienvault conclut que « pour bon nombre de spécialistes, la solution passe par la mise en place d’études épidémiologiques «post-AMM», c’est-à-dire sur l’impact du médicament une fois sur le marché ».

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Revue de presse rédigée par Laurent Frichet

Vous êtes ici : Revue de Presse Mediscoop du mardi 22 février 2005

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« Bientôt un bilan de santé à partir de la salive »
Le Figaro
Le Figaro aborde la 171 ème réunion de l'Association américaine pour l'avancement de la science (AAAS) à Washington, une « grand-messe annuelle rassemblant des centaines de chercheurs de toutes les disciplines ».
Le quotidien retient que « plusieurs équipes ont présenté les perspectives pour la santé ouvertes par de nouveaux tests rapides qui permettraient de détecter la consommation de drogue, les caries avant leur formation, voire certains cancers à partir d'une simple goutte de salive ».
Le Figaro explique ainsi qu’« une équipe de chercheurs américains menée par Daniel Malamud, de l'université de Pennsylvanie, s'efforce de mettre au point un dispositif simplifié [de test sur la salive] prenant la forme d'un kit, guère plus grand qu'une carte de crédit, et permettant de donner des résultats en moins d'une heure. Plus pratique qu'un prélèvement urinaire ou sanguin, parfois même plus complet, ce nouveau type de prélèvement n'est pas dénué d'avantages. Car «il est aujourd'hui généralement aussi précis que les tests urinaires destinés à détecter la consommation de drogue, d'autant que ces derniers sont parfois biaisés par les consommateurs, qui savent les contourner avec des produits de substitution», souligne Edward J. Cone, de ConeChem Research ».
Le quotidien rappelle en effet que « ces fluides buccaux contiennent des ions, des bactéries, des virus, des hormones, des anticorps ou encore de l'ADN ».
Le Figaro précise que « les applications d'une telle méthode sont multiples. Loin d'être cantonnés à la détection de drogue, les prélèvements de salive peuvent être d'un grand secours en médecine. Ils sont par exemple à même de donner des indications sur la probabilité qu'un enfant développe à l'avenir des caries, en précisant combien celui-ci risque d'en développer et quelles sont les dents les plus vulnérables. […] La salive pourrait même servir de marqueur pour diagnostiquer le cancer de la bouche. […] Enfin, cette méthode est de nature à détecter le virus HIV et le Bacillus cereus, une bactérie assez proche du bacille du charbon, responsable de l'anthrax », remarque le journal.

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« Varicelle : le dilemme vaccinal »
Le Quotidien du Médecin
Le Quotidien du Médecin s’interroge : « Faut-il vacciner systématiquement les nourrissons contre la varicelle, au risque d'augmenter les complications chez l'adulte, les cas de contamination congénitale et néonatale et l'incidence du zona ? »
La revue fait savoir que « des chercheurs de l'Institut de veille sanitaire présentent les données du problème dans le «Bulletin épidémiologique hebdomadaire» publié aujourd'hui ».
Le Quotidien du Médecin note ainsi que le BEH « propose une réflexion sur la difficulté de la décision vaccinale, en s'appuyant notamment sur une description de l'évolution épidémiologique de la maladie pendant 15 ans. Celle-ci indique que, malgré un risque très faible de complications sévères, la très grande fréquence de la maladie (plus de 700 000 cas par an, en moyenne) conduit, chaque année, à plus de 1 000 hospitalisations pour des complications sévères et à une vingtaine de décès », note le Quotidien.
La revue note que « la question se pose avec d'autant plus d'acuité qu'un vaccin associant quatre valences, varicelle, rougeole, rubéole et oreillons, devrait bientôt disposer d'une autorisation de mise sur le marché en France. Plusieurs pays, parmi lesquels les États-Unis, ont déjà introduit cette vaccination dans leur calendrier vaccinal ».
Le Quotidien du Médecin explique que « l'expérience américaine apporte des arguments en faveur de la vaccination des nourrissons. Intégrée dans le calendrier vaccinal en 1995, avec un rattrapage à l'adolescence, elle a permis une réduction d'environ 80 % des hospitalisations et des décès liés à la maladie. De plus, cette expérience permet de conclure à un bon profil de tolérance de la vaccination ».
La revue ajoute que « doivent être considérées les conséquences négatives associées à la diminution de la circulation du virus. «Leur nature et leur intensité dépendront essentiellement de la couverture vaccinale atteinte, mais aussi de l'efficacité du vaccin et de la durée de protection induite», note Daniel Lévy-Bruhl (Invs) ».
Le Quotidien du Médecin note de plus qu’« une couverture vaccinale élevée n'est pas sans risque. […] Les bénéfices et les risques doivent donc être évalués soigneusement ».

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« Les fils de Freud et Lacan renouent avec le psychodrame »
Libération
Eric Favereau revient dans Libération sur le « psychodrame » qui secoue actuellement le « milieu psy ». Le journaliste aborde ainsi ce rapport de l’Inserm sur les thérapies cognitives, « c'est-à-dire à base de rééducation par des méthodes comportementalistes, [qui] se révéleraient les plus efficaces pour soigner les troubles de l'âme ».
Eric Favereau note que ce rapport a provoqué la « fureur du monde analytique comme d'une bonne partie du milieu universitaire, pour lesquels ce travail est d'une grande pauvreté méthodologique, tant il repose essentiellement sur des critères de classification des troubles mentaux à l'américaine ».
Eric Favereau note que le rapport a été retiré du site du ministère de la Santé par Philippe Douste-Blazy, constate que « l'Inserm et la Direction générale de la santé (qui a commandé ledit rapport) prennent très mal la décision du ministre », puis remarque que « les associations de psychothérapeutes montent au créneau ».
Le journaliste constate donc que « non seulement les fils de Freud et de Lacan se redéchirent entre eux, mais l'affrontement entre la psychanalyse historique et les psychothérapies à l'américaine a pris une nouvelle dimension ».

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La Commission européenne « peu favorable à l'idée d'une taxe sur le transport aérien pour financer la lutte contre le sida en Afrique »
Libération
Libération publie un entretien avec Jacques Barrot, commissaire européen aux Transports, au sujet de la « la proposition de Jacques Chirac de taxer le kérosène utilisé par les avions afin de financer la lutte contre le sida en Afrique ».
Libération remarque que « cette idée n'est soutenue que par quelques pays », note que « la plupart des grands argentiers ont fait connaître leurs réticences », puis constate que « Jacques Barrot s'est dit «très réservé». […] Au nom de la compétitivité [des compagnies aérienne], il oppose une fin de non-recevoir polie à Chirac et à Schröder, en suggérant un recours à une taxation sur les transactions financières ou les ventes d'armes qui n'ont, elles, aucune chance de voir le jour », indique Libération.
Jacques Barrot déclare notamment : « Je ne veux pas qu'on se lance dans un exercice improvisé dans un domaine très concurrentiel sans s'interroger sur les conséquences possibles ».

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« Le pied des Français grandit mais se fragilise »
La Croix
La Croix rend compte des premières assises de l’Union française pour la santé du pied et la podologie, qui se sont déroulées à Paris.
Le journal note qu’« en 40 ans, les pieds des Français ont grandi de 3 cm en longueur et 1 cm en largeur ! La pointure moyenne des femmes est passée du 37 au 40, et du 41 au 43 pour les hommes ».
La Croix indique que l’explication de ces augmentations viendrait d’une « alimentation plus riche » et d’une « activité physique moindre liée à une tertiarisation de la société ».
Le quotidien aborde en outre « le port permanent de chaussures de sport, [qui] induit un risque de macération excessive, avec son cortège de mycoses et de verrues, du fait de l’emploi de matières synthétiques plutôt que du cuir, ainsi que l’augmentation du nombre d’entorses chez les adolescents qui n’attachent plus leurs lacets ». La Croix note aussi qu’« avec l’extension du surpoids et de l’obésité, […] les 32 articulations sont soumises à rude épreuve ».
La Croix rappelle que « le pied est un organe fragile qu’il convient de surveiller », rappelant qu’« en France, on ampute 15 000 orteils, pieds ou jambes par an ».

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« Novartis devient le leader mondial des médicaments génériques »
Le Monde, Libération, Le Figaro économie, La Tribune, Les Echos
C’est ce que constate Le Monde, qui indique que « le laboratoire pharmaceutique suisse a finalisé la prise de contrôle à 100 % d'Hexal, numéro deux en Allemagne sur le marché du médicament générique » et « a également racheté les 67,7 % qu'Hexal détenait dans Eon Labs, un fabricant de médicaments génériques situé aux Etats-Unis », pour la somme de 5,65 milliards d'euros.
Le Monde retient que « cette opération de croissance externe […] fait de Sandoz, filiale générique du groupe Novartis, le numéro un mondial du secteur devant l'israélien Teva ».
Les Echos notent quant à eux sur leur Une que « Novartis fait la course en tête », et « vide sa tirelire pour devenir numéro un mondial des génériques ». Le quotidien note que le laboratoire entend « se renforcer sur un marché en forte croissance mais très concurrentiel ».
Les Echos remarquent par ailleurs que c’est « une stratégie à contre-courant des autres grands laboratoires », constatant que « Novartis et Sanofi-Aventis sont les seuls […] à investir dans les génériques. Les autres préfèrent se focaliser sur les produits protégés par des brevets, aux marges beaucoup plus élevées ».
La Tribune indique qu’« à terme, Novartis vise 10 % de ce marché promis à une forte croissance d’ici à 2010 ».
Le Figaro économie parle pour sa part de « contre-attaque des laboratoires traditionnels » dans ce marché de la « copie ».

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« Les médicaments encore imparfaitement testés »
La Croix
Pierre Bienvault se penche à son tour dans le cahier « sciences et éthique » de La Croix sur ce « véritable coup de tonnerre dans le monde de l’industrie pharmaceutique » causé par le retrait de l’anti-inflammatoire Vioxx ®.
Le journaliste note que ce retrait « amène à se poser la question : les médicaments sont-ils mal évalués avant leur mise sur le marché ? ».
Pierre Bienvault rappelle ainsi que « le Vioxx ® n’est pas le seul médicament à avoir récemment défrayé la chronique ». Le quotidien remarque que « pour bon nombre de spécialistes, le principal problème est lié à la manière dont sont menés les essais cliniques avant l’autorisation de mise sur le marché », puis note que « ce qui pose surtout problème, c’est le nombre et le profil des patients inclus dans les essais cliniques. Selon la pathologie concernée, ces essais peuvent être menés sur quelques centaines ou, au plus, quelques milliers de personnes. Or, une fois sur le marché, le médicament pourra très bien être prescrit à plusieurs millions de patients dans le monde », explique le journaliste.
Pierre Bienvault poursuit : « Dans un essai, le laboratoire va aussi avoir tendance à n’inclure que des patients avec un profil homogène et standardisé pour avoir les meilleurs résultats possibles : pas trop vieux, ni trop jeunes, ne souffrant pas d’autres maladies et respectant bien les doses prescrites. Bref, des patients au profil «idéal». […] Mais en même temps, tout le monde reconnaît qu’il est impossible pour un laboratoire de mener pendant 5 ou 10 années supplémentaires un essai sur 3 millions de patients », note le journaliste.
Pierre Bienvault conclut que « pour bon nombre de spécialistes, la solution passe par la mise en place d’études épidémiologiques «post-AMM», c’est-à-dire sur l’impact du médicament une fois sur le marché ».

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Revue de presse rédigée par Laurent Frichet

Vous êtes ici : Revue de Presse Mediscoop du lundi 21 février 2005

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Jean Marimbert : « Nous allons mettre les laboratoires sous surveillance »
Le Parisien
Le Parisien publie un entretien avec Jean Marimbert, le directeur de l’Afssaps, qui « annonce un véritable plan d'action contre les abus et les dérives des laboratoires pharmaceutiques », note le journal.
Jean Marimbert déclare ainsi qu’« une des grandes difficultés qui explique la situation actuelle est due au fait que les conditions strictes d'utilisation d'un médicament, mentionnées par l'Agence dans le dossier d'autorisation de mise sur le marché, sont ensuite perdues de vue par les labos et certains médecins. Cela conduit à la dérive que nous connaissons. Je rappelle que l'indication du Vioxx ® et du Célébrex ® […] est le soulagement de la douleur et de l'inflammation lors des maladies rhumatismales que sont les poussées d'arthrose et la polyarthrite rhumatoïde. Or, ils ont été prescrits à tort, et de façon beaucoup plus large, à la population. Il s'agissait surtout dans les 2 ans qui ont suivi leur lancement, de réaliser un gros chiffre d'affaires ».
Le directeur de l’Afssaps estime qu’« il faut contrer efficacement les stratégies promotionnelles qui viennent de l'industrie », indiquant que « les laboratoires devront être plus vigilants sur le contenu de leurs messages publicitaires ».
Jean Marimbert ajoute que « maintenant, lorsque des laboratoires voudront sortir une molécule diffusée à une large échelle, […] ils devront signer avec nous un plan de gestion du risque médicament. Des études de surveillance des effets de leurs molécules devront nous être adressées. […] L'époque où les laboratoires lançaient un médicament à grands renforts de publicité sans réels contrôles, est révolue ».

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« Médicaments : toujours plus chers »
Le Journal du Dimanche
Le Journal du Dimanche remarque pour sa part que « le prix des nouvelles boîtes [de médicaments] s’envole : + 5 % par an ». L’hebdomadaire rappelle en effet que « les multinationales ont réclamé de pouvoir aligner les tarifs français sur les prix internationaux, plus élevés. A force d’insister, elles ont obtenu satisfaction ».
Le Journal du Dimanche note que « les industriels se justifient », notamment pour pouvoir poursuivre la recherche, mais le journal indique que « la Sécu dénonce cette inflation ».
L’hebdomadaire ajoute que selon un sondage Ifop pour le Leem, « 88 % des Français ont confiance dans les médicaments, et 73 % dans les entreprises du médicament ».

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« Le Vioxx ® est jugé assez sûr pour revenir sur le marché »
La Tribune, Les Echos, Le Parisien
Les Echos annoncent un « retournement spectaculaire dans l’affaire du Vioxx ® ». Le quotidien indique en effet qu’« un comité dépendant de la FDA a recommandé le maintien de la commercialisation [de l’anti-inflammatoire], et des autres molécules de la même classe, comme le Celebrex ® et le Bextra ® ».
Le journal précise que « 32 experts […] ont estimé que les trois médicaments provoquaient des effets secondaires cardio-vasculaires, mais que leurs effets bénéfiques, pour certains malades, sont valables ».
Les Echos notent que ces experts « recommandent néanmoins un usage restreint ». Le quotidien précise cependant que « les analystes jugent peu probable que Merck remette en vente le médicament ».
Le journal indique de plus que le comité « recommande d’imposer les mises en garde les plus strictes » sur les emballages de ces médicaments, et qu’il « recommande également des avertissements sur les notices d'une vingtaine d’autres anti-inflammatoires qui n’appartiennent pas à la classe des coxibs, dont l’ibuprofène. […] Bien que les experts de la FDA manquent de données sur ces produits très répandus, il se pourrait qu’ils comportent des risques similaires au Celebrex ® ou au Vioxx ® », notent Les Echos.
La Tribune aborde également cette décision qui « pourrait ouvrir la voie à un retour du Vioxx ® », et note que Merck « attend les discussions avec la FDA ».

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Sécu : « Enquête sur la réforme qui change tout »
L'Express numéro 2799
L'Express publie un dossier de 12 pages sur la réforme de l’assurance-maladie. Le magazine note que « médecins, patients, assureurs et experts sont unanimes : la réforme pèche par ses incohérences. En laissant à chacun le libre choix de son parcours de soins, le ministre de la Santé souhaite, dit-il, préserver la particularité de notre système. Au risque de retomber dans les mêmes travers ? », s’interroge l’hebdomadaire.
L’Express remarque notamment : « Pour certains experts, la convention médicale signée à l'arraché […] ne servirait que des intérêts corporatistes. Censée rapprocher généralistes et spécialistes, la réforme paraît, en tout cas, surtout creuser le fossé qui les sépare. Pour d'autres, cependant, le pire est à venir. La création d'un parcours de soins «coordonné» mais optionnel autour du seul médecin traitant risque de créer un système à deux vitesses : quitte à être moins bien remboursés, certains patients pourraient se permettre de consulter des spécialistes en accès direct, d'autres non. L'égalité d'accès aux soins, pilier central de notre assurance-maladie, en prend un coup », note le magazine.
L’Express ajoute que « depuis plusieurs semaines, la colère des généralistes, le malaise croissant des professionnels de la santé et l'incompréhension des patients jette le trouble sur la volonté de réforme du gouvernement. Dans le rang des assureurs privés comme dans celui des assurés, l'incrédulité domine. Finalement, quel sera, pour les patients, les médecins et notre système de santé tout entier l'impact réel de la réforme engagée aujourd'hui ? », se demande l’hebdomadaire.
L’Express aborde notamment la position de ces « médecins très réticents », notant que « mal présentée, la réforme provoque chez les praticiens inquiétude et scepticisme. Relance de la guerre entre généralistes et spécialistes, dilution des responsabilités, manque de valorisation des compétences : leur diagnostic ne les incite guère à l'enthousiasme ».

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« L’hôpital Esquirol officiellement lavé du soupçon de maltraitance »
La Croix
La Croix note en effet que « l’enquête administrative diligentée par le ministre de la Santé dément tout acte de maltraitance à l’encontre des patients de l’hôpital psychiatrique » de Saint-Maurice, dans le Val-de-Marne.
La Croix remarque cependant que l’hôpital est « dans un état misérable », et note que le rapport de la Direction de l’action sanitaire et sociale de Paris « souligne la vétusté des équipements ».
Le quotidien note de plus que le syndicat Sud « estime que le débat n’est pas clos » et « remet en cause la nature et les méthodes de l’enquête ».

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« Médecin traitant : la confusion sur les remboursements s'accroît »
Le Figaro économie
C’est ce que constate Le Figaro économie. Le journal analyse que selon des déclarations de Xavier Bertrand, secrétaire d'Etat à l'Assurance-Maladie, « le décret sur les contrats responsables ne sera pas bien méchant et laissera les organismes complémentaires […] libres de rembourser la quasi-intégralité des dépassements d'honoraires des médecins, en secteur 1 comme en secteur 2 ».
Le Figaro économie remarque que « c'est évidemment ce que souhaitaient les médecins spécialistes, très bien représentés par la CSMF et le SML, signataires de la convention médicale sur le médecin traitant : leur lobbying semble avoir été efficace. C'est aussi ce que souhaitaient les compagnies d'assurance privée, soucieuses que le décret ne soit pas trop contraignant ».
Le quotidien rappelle cependant que « la Mutualité française s'était clairement prononcée contre le remboursement des dépassements lorsque le patient refuse la discipline du médecin traitant ». Le Figaro économie note que « si le décret en préparation a une portée symbolique, comme on croit le comprendre, les mutuelles «ne pourront pas tenir» face à la concurrence des assureurs privés, reconnaît-on à la Mutualité française ».
Le journal retient que « le doute s’accroît sur la volonté réelle du gouvernement ».

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Don d’organes en Allemagne : une patiente meurt de la rage
Le Parisien
Le Parisien fait savoir qu’« une Allemande qui avait bénéficié d'une transplantation d'organes est décédée de la rage ». Le quotidien explique que « la donneuse, qui avait séjourné en Inde, a attrapé sur place la maladie. Mais les symptômes ne s'étaient pas déclarés au moment du don ».
Le Parisien note que « l'inquiétude est grande en Allemagne car cette personne a aussi donné ses poumons, sa cornée, ses reins, son pancréas et son foie, qui ont été réimplantés à d'autres patients. Deux autres receveurs sont hospitalisés dans un état critique ».

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Des cellules souches pour « un véritable traitement thérapeutique »
L’Humanité
L’Humanité publie une interview de Marc Peschanski, directeur de recherche à l’Inserm, qui revient sur l’autorisation par les ministres de la Santé et de la Recherche de « l’importation, la conservation et l’utilisation de cellules souches embryonnaires à des fins de recherche ».
Marc Peschanski déclare que ces cellules souches sont « absolument indispensables pour passer d’un état artisanal de la recherche à un véritable traitement thérapeutique » de la maladie de Huntington.
Le chercheur note cependant qu’il est « le seul pour le moment » à avoir eu une telle autorisation, ce qu’il trouve « purement scandaleux. Les gens qui ont déposé un dossier sont des scientifiques patentés, soutenus par des institutions », remarque Marc Peschanski.

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Sida : « Des essais de vaccin arrêtés »
L’Humanité, La Croix
L’Humanité revient sur l’arrêt d’un essai de vaccin contre le sida aux Etats-Unis, à cause de « l’hospitalisation d’un des volontaires pour une myélite », et sur ses conséquences en France, avec la suspension de deux essais vaccinaux en décembre dernier, principe de précaution oblige.
Le journal fait savoir qu’après la reprise de l’un des essais fin janvier, des experts de l’Afssaps « demandent une pause des deux essais [de l’ANRS], afin de permettre de réunir tous les éléments […] permettant de garantir que la sécurité des personnes incluses dans les essais vaccinaux est assurée ».

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« Le VIH expurgé des statistiques de mortalité sud-africaines »
Libération
Libération s’interroge : « Combien de personnes meurent réellement du sida en Afrique du Sud ? ». Le journal note en effet que « maquillés en pneumonie ou tuberculose, les cas de décès dus au virus sont sciemment sous-estimés ».
Libération remarque qu’« entre 1997 et 2003, le nombre de décès a augmenté de 57 % », mais le quotidien ajoute que « presque 57 000 personnes sont officiellement mortes de tuberculose en 2001, soit plus du double du chiffre de 1997. Selon des chercheurs indépendants, le tabou est tellement grand et le dépistage tellement faible que la cause du décès n'est souvent pas mentionnée sur le certificat de décès ».

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Revue de presse rédigée par Laurent Frichet